Le DISTRIBUTISME

pour la maîtrise de leurs usages
par les usagers.



 

 

Le distributisme ABOLIT LES PROFITS MONETAIRES.
Il rompt donc radicalement
avec toutes les tentatives pour rendre leur redistribution « plus juste »

pour limiter les « coups » spéculatifs et financiers
ou pour faire de nouveaux profits avec des produits « décroissants »
qui n’empêcheront ni les délocalisations,
ni la guerre économique pour accaparer les ressources et des marchés.

 

 

 

 

Le distributisme se présente aujourd’hui sous deux versions :

le distributisme historique :
          Côté entreprises :
Les banquiers émettent l’argent comme ils le font aujourd’hui, mais SANS INTERETS.
La croissance (pour rembourser les emprunts) n’est donc plus nécessaire.
L’argent émis s’annule au moment de la transaction. Pas d’inflation à craindre.
Son annulation signale qu’il faut remplacer les produits et services.
Avec une monnaie émise qui ne sert qu’une fois (ne peut être accumulée)
le distributisme est donc ANTICAPITALISTE PAR CONSTRUCTION
           Côté usagers :
Ils reçoivent leur vie durant, des moyens d’échange
gagés directement sur les produits et services disponibles
et non plus sur les profits qu’il faut d’abord en faire
sur un marché concurrentiel et aléatoire.

Ce revenu COMPLET
(et non plus à compléter comme « le revenu d’existence »)
est absolument GARANTI
(il ne dépend plus du marché des produits et de l’emploi).
Il avait déjà été prévu par Karl Marx (v. ses Grundrisses),
dans un texte tardivement traduit, signalé par André Gorz,
qui lui-même s’était rallié à son principe
(Transversales, 3e trimestre 2002)

Le distributisme « historique » est apparu en France après la crise de 29
Il a été initié par Gustave Rodrigues et Jacques Duboin,
et diffusé par Nouvel Age (jusqu’en 1940, Rodrigues,
qui était juif, s’étant suicidé à l’entrée des Allemands à Bordeaux
)
et La Grande Relève, qui existe toujours (voir nos liens).
Jean-Paul Lambert a publié en 1998 chez L’Harmattan une anthologie :
Le socialisme distributiste,
Jacques Duboin (1898-1976).
Depuis 2009 Le Colibri reprend intégralement cette ligne (voir nos liens).

le distributisme dans la version PROSPER
Cette seconde version se prête davantage encore à la gestion des ressources raréfiées
(dont les distributistes historiques ne se souciaient pas plus que quiconque à l’époque),
et à l’urgente nécessité de relocaliser les économies.
Elle n’abolit plus seulement les profits, le salariat :
Elle abolit l’usage de la monnaie

 

Aujourd’hui déjà, la prise en compte des produits et services et des ressources naturelles
( il y en a, combien il y en a, à quel rythme « ça part ») a lieu sous forme de codes-barres.
Ils ouvrent la voie à des systèmes encore plus adaptés à la gestion OBJECTIVE
de leur renouvellement, de leur recyclage, et à leur mise à la disposition des usagers
par aires géographiques de la plus proche à la plus lointaine.


Dans le système actuel, l’évaluation en « prix » n’est d’ores et déjà plus nécessaire et n’a lieu que d’une manière parallèle à la gestion objective (ou « matière »). Il est donc possible de sauter l’étape du distributisme n°1(économie sans profits mais conservant une monnaie).

La première version laisse la porte ouverte à des hiérarchies dans la distribution des moyens d’échange (revenus différenciés selon les mérites ou l’utilité sociale !). Les distributistes historiques trouvent normal d’instituer un service civique ou un « contrat civique ».
La seconde résout le problème avec élégance ainsi que quelques autre comme celles de la solidarité mondiale, de la prise au tas, et du planisme économique, dont on sait qu’il a toujours fait redouter le socialisme.

La promotion du distributisme doit être abordée dans le même esprit que les causes tout aussi justes et logiques qui en leur temps passèrent pour infaisables : l’abolition des privilèges, de l’esclavage, de la peine de mort, la décolonisation, l’Europe.


Est-il juste et logique de faire dépendre la vie des usagers et de la planète
des profits monétaires qu’il faut réaliser à n’importe quel prix social et écologique
sur un marché aléatoire et concurrentiel,
ou par la voie de spéculations et financiarisations de plus en plus risquées ?

La réponse permet de faire le partage entre ceux qui ont le cœur et l’imagination prêts à un changement de régime,
et ceux qui tout en se couvrant des oripeaux de la gauche,
trouvent « acceptable » de reconduire le principe de la redistribution des profits monétaires (injuste par construction)
et leur croissance infinie (écologiquement insoutenable). Honte aux COLLABOS du capitalisme libéral ou d’Etat !

Attention ! La haine envers les possédants va croissant.
Elle conduit au soulèvement d’une partie du peuple contre l’autre
ou d’une partie des nations contre les autres.

Notre but est une société réconciliée, sans gagnants ni perdants,
unissant dans un même projet ce que nous avons cherché
dans le socialisme, l’écologie, l’esprit libertaire,
et dans le libéralisme aussi !